Comme en passant

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Fendez la vague !

Xavier

Comme en passant (CEP) est une émission culturelle audio, diffusée en podcast tous les quinze jours. Au programme : la découverte d'un texte, d'un jeu vidéo ou d'un sujet de réflexion. L'émission est présentée par Xavier et les contributions amicales enrichissent chaque épisode.

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CEP #20 – Ferdydurke, de Witold Gombrowicz

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CEP #20 – Ferdydurke, de Witold Gombrowicz

Comme en passant - épisode 20

L'épisode 20 de Comme en passant sera diffusé le samedi 17 septembre 2016.

L'épisode

Ferdydurke commence à la manière d’un texte de Kafka : réveil dans une chambre, réflexion, entrée d’un personnage qui va tout chambouler. Les auteurs sont contemporains, mais Gombrowicz n’aura pas lu Le Procès. Au lieu d’agents venant arrêter le personnage principal, ici nous avons un homme qui va tout simplement conduire Jojo, notre narrateur, à l’école. Ah, c’est ça Ferdydurke ? Mais Jojo a trente ans ! C’est un adulte et on le mène à l’école, parmi les adolescents. Le sujet principal du texte : une critique de l’infantilisation.

L'infantilisation

Cette critique de l’infantilisation est une entrée, en fait, dans un univers surréaliste. Je dirais que ce n’est pas symbolique, mais bien philosophique. Gombrowicz a inventé des termes, en russe, qui sont comme des concepts. A commencer par le « cucul ». Cucul, visage… on est presque chez Deleuze.

Le monde des adultes, l’âge adulte, comme il est conçu par la société, n’est pas adulte, il n’est qu’une soumission et une acceptation des valeurs de l’époque.

Est critiquée également la culture telle qu’elle est administrée à l’époque moderne. Le « devenir moderne » vide de sens. Les vieilles tantes de la culture qui croient tout savoir de l’art, qui se croient artistes même, sont des plaies de la pensée et de l’art.

Grombowicz, Kafka, Deleuze, Foucault, Beckett… ce sont des potes du XXe siècle.

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CEP #19 - Voyager. L’aéroport est mon purgatoire

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Voyager. L’aéroport est mon purgatoire

Comme en passant - épisode 19

L’épisode 19 de Comme en passant sera proposé à l’écoute le samedi 3 septembre 2016.

L’épisode

Pour cet épisode, Xavier vous propose un petit voyage sonore et quelques réflexions. Les ambiances sonores ont été captées lors de mon séjour en Corée du Sud, à Séoul et à Daegu.

Première escale : Qu’est-ce que voyager ?
Deuxième escale : Nos voyages sont à l’image de notre vite.
Troisième escale : Voyageur solitaire
Quatrième escale : Voyager, aimer et écrire
Cinquième escale : Se rencontrer en tant qu’étranger
Sixième escale : la fin du voyage

Remerciements

A MiRae, Minji, Mina et Nayeon, tous ceux croisés lors de mon voyage.

Bonus

Une galerie de photos de mon séjour à Séoul et à Daegu.
La vidéo de l’épisode qui contient, après le podcast, des vidéos du séjour (à venir le 3 septembre).

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CEP #18 – L'Animal et l'Homme

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L'Animal et l'Homme

L'épisode

Qu’est-ce que l’animal nous apprend ? Quel rapport l’homme entretien-t-il avec son frère ? Dans cet épisode, nous accueillons Michèle pour faire un tour du sujet au regard de la philosophie. Nous ouvrons quelques pistes de discussion : beauté de l’animal, bêtise de l’homme, cruauté, âme…

Références

L’Abécédaire de Gilles Deleuze (lien YouTube) aux éditions Montparnasse.
Pensées, de Blaise Pascal : « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête » (fragment 572).
Lettre au Marquis de Newcastle du 23 novembre 1646, cinquième partie du Discours de la méthode ou encore dans la Lettre à Morus du 5 février 1649, de René Descartes sur l’animal-machine.
Histoire des animaux, d’Aristote
Essais – Livre II Chapitre XII, de Montaigne
Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche

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CEP #17 – Platonov et La Mouette, d’Anton Tchekhov

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Platonov et La Mouette, de Tchekhov

Platonov ou Ce fou de Platonov est un drame en 4 actes. La Mouette est une comédie en 4 actes. Les deux textes se passent dans une petite ville de province avec des personnages variés, typés, et surprenants. Si Platonov se présente comme un personnage philosophique, méprisant à l’égard de ses proches, Constantin (Tréplev) est un poète, sensible, en quête d’absolu. Tous deux ont en commun, à un moment des textes, ce mépris pour la banalité, le trop commun, la répétition, la vanité des propos.

Mais Tchekhov sait nous rattraper et rattraper ces deux personnages. Ils ne sont pas hors du commun, ils sont banals eux-aussi. Ils se trompent, sont lâches, illogiques, envieux, etc. Et le personnage le plus vide en apparence, un bourgeois de médecin, une comédienne un peu imbécile, le clochard assassin… va surprendre.

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CEP #16 - La Dernière Bande, de Samuel Beckett

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La Dernière Bande, de Samuel Beckett

Le seizième épisode de Comme en passant est consacré à une pièce de théâtre de Beckett. La Dernière Bande est publiée aux éditions de Minuit, en français, traduite par l’auteur.

L’épisode

Je consacre cet épisode à La Dernière Bande, une pièce de théâtre de Samuel Beckett. Cette pièce se compose d’un seul acte et ne comporte qu’un personnage. Krapp toujours à son bureau, ou pas loin, qui écoute une bande audio, un enregistrement qu’il a fait lui-même 30 ans auparavant, avant de faire sa « dernière bande ».

J’ai vu une représentation de cette pièce au théâtre de l’Oeuvre, à Paris, dans une mise en scène de Peter Stein et avec Jacques Weber dans le rôle de Krapp.

Mes deux moments de réflexion :
La distinction entre une parole et un geste n’existe pas en littérature.
Krapp sur scène, une description littéraire en mouvement.

Les intervenants

Hélas, il n’y a que moi !

Les références

La Dernière Bande, de Samuel Beckett
Critique et clinique, de Gilles Deleuze
Extrait vidéo

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CEP #15 - Se défaire de nos rages

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L’épisode « Se défaire de nos rages » sera diffusé, au plus tard, le samedi 2 juillet 2016.

L’épisode
Qu’est-ce que la rage ? Comment un homme en revient-il ? Il y a beaucoup de choses à lire sur la colère. C’est une émotion très illustrée car très politique également : l’injustice fait éclater la colère. On voit la colère comme une révolte. Et si on parle de la colère, là, c’est qu’on nous dit d’abord que la rage est une colère extrême. On nous dit que c’est une différence de degré, mais j’ai du mal à le croire.

Les personnages enragés
Hulk : Bruce Banner se transforme en Hulk. Hulk est l’état enragé de Banner, considéré comme absent. La conscience de soi disparaîtrait.

L’état autre, façon Hyde dans la nouvelle Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde de Stevenson, est répandu en littérature. On aime les transformations. Se mettre en colère est un état que l’on comprend : on est dans l’émotion, se dit-on. Mais la rage ? Le personnage de Hulk me semble assez inédit (vrai ou faux ?). Je pense aussi aux films d’infectés : les enragés, des hommes malades qui se comportent comme des animaux enragés.

Un personnage des Trois royaumes (littérature chinoise).

La rage (maladie)
La rage désigne une maladie : Elle est causée par un virus qui provoque une encéphalite.

Les premiers signes sont non spécifiques, à type de douleurs au niveau du point d’inoculation. Il peut exister un prurit, une réaction locale11. La maladie se poursuit par l’apparition de signes neurologiques : troubles des fonctions cérébrales supérieures, anxiété, confusion, agitation avec troubles du comportement avec insomnies, hallucinations, doublement de vision et d’éventuels délires avec état d’agitation, pouvant être compliquées par des convulsions, une fièvre. Une hydrophobie serait présente plus fréquemment lorsque la transmission a été faite par un chien. (Wikipedia)
On meurt de la rage.

La rage (émotion)
Dans la psychiatrie, la rage est l’état mental le plus extrême du spectre de la colère. (Wikipedia)
Dans quel registre se situe la rage : la pathologie ? La folie ? L’émotion ? On dit « »fou de rage ». Ce qu’on en apprend sur Wikipedia n’est pas très poussé. D’abord, on la considère comme une émotion, puis comme un degré d’une autre émotion. Sans éclairage d’un psychiatre sur le sujet, ça nous intéresse pas trop dans le cadre de notre réflexion.

Les intervenants
Xavier et Michèle (avec mes remerciements et ma gratitude infinis) et Madame Le Chat (très éminente invitée) ainsi que Yue sur la rage dans la culture chinoise.

Les références
Berlioz, La Symphonie fantastique (vidéo)
Corneille, Le Cid : Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
Les Frères Karamazov, de Dostoïevski
Guernica, Picasso
Victor Hugo
Hulk
Karl Jaspers, philosophe allemand
Soren Kierkegaard, le stade de l’humour, au-delà du stade de l’uronie
Friedrich Nietzsche, l’artiste et le Oui à la vie
Michel Simon, acteur
Robert Louis Stevension, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et Mister Hyde
Les Enragés : pendant la Révolution française, pendant mai 68
La mort de Sharon Tale

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CEP #14 - Caligula, d'Albert Camus

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L’épisode 14
Dans le quatorzième épisode de Comme en passant, découvrez Caligula, une pièce de théâtre d’Albert Camus.

Caligula – … C’est une vérité toute simple et toute claire, un peu bête, mais difficile à découvrir et lourde à porter.

Hélicon – Et qu’est-ce donc que cette vérité, Caïus ?

Caligula – Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux.
Caligula fait partie du cycle de l’absurde de Camus. Il s’agit d’un texte assez court, avec peu de personnages, et qui s’inspire du règne d’un empereur romain ayant existé, surnommé Caligula. En 30 minutes environ, l’objectif du podcast n’est pas de faire un résumé du texte ni de parler de tous les thèmes abordés. Nous nous concentrons sur l’impossible comme image de la pensée (en référence à nos précédents épisodes sur ce sujet) et sur les deux aspects du personnage de Caligula : personnage philosophique ?

Les voix
Merci à Yue de m’avoir donné la réplique dans la lecture du début de la scène IV de l’acte I dans laquelle Caligula et Hélicon donnent le ton de toute la pièce.

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CEP #13 - Do not go. Faites entrer le réel.

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Faites entrer le réel
Tout à commencer dans l’épisode 8 consacré à l’effraction du réel, à travers quelques lectures de textes ou témoignages, plus ou moins intéressants (je me permets de dire ça, dans la mesure où j’étais le seul à parler). Une pensée chemine depuis. Il s’agissait alors d’expliquer, ou de raconter, ou d’indiquer plutôt que le poète, ou l’artiste, ou le philosophe, ou quelqu’un d’autre (le penseur ?) était celui qui voit. Une fois en sa vie, au moins une fois, il a vu quelque chose de trop grand pour lui.

Il y a les textes des écrivains sur leur rapport à l’art (Proust, Balzac, Baudelaire, Hugo…), les textes philosophiques (certains… comme Nietzsche, mais on y touche toujours), les textes des peintres (Paul Cézanne, Vincent van Gogh…) : ces textes font référence à ce réel, au-delà de nos représentations. Bien sûr, on peut approcher le sujet de façon scientifique, ou en avoir l’air (d’un savant) pour expliquer les catégories kantiennes, etc. Mais je ne veux pas faire ça. Moi, je veux, O grande ambition, O terrible arrogance, vous indiquer qu’il existe une expérience de ce réel et qu’on se fout bien de la théoriser.

Pourquoi une effraction ?
J’ai parlé d’une effraction du réel, parce que c’est une illusion de croire que nous voyons le réel quotidiennement. Le monde brut, c’est quoi ? Grosse question, ma gueule. Oh, j’ai osé… pardonnez-moi.

Toute une partie de la philosophie s’est évertuée à décrire nos perceptions, nos affects (et encore…) et figurer l’esprit humain sous la forme d’une boîte ou d’une machine dans laquelle des facultés étaient à l’oeuvre : raison (idées), entendement (concepts), sensibilité (sensations)… Aujourd’hui, il y a les sciences cognitives qui ont la prétention de tout savoir sur notre manière de voir le monde, etc. Je ne me moque pas des sciences cognitives, mais ce n’est pas du tout mon point de vue et je n’ai jamais lu ou vu quelque chose d’assez passionnant et poussé pour m’y intéresser. Si vous voulez me faire changer d’avis, ce podcast est là pour ça.

Alors, notre approche dans cet épisode se doit d’être rigoureuse, mais à ras du sol (et non pas « à raz »). La thèse est simple. Elle vient du fameux préjugé qu’on fuirait dans l’art. On y échapperait à la réalité ou au réel vers ou pour un imaginaire. Ou alors, tel le philosophe peint par Rembrandt, on se fouterait sous l’escalier pour penser, loin de la rue, loin de la salle à manger, loin du monde, comme un dévot. Nous, on pense qu’on fait fuir. On ne fuit pas. On fait fuir quoi ? On fait fuir le réel dans l’oeuvre.

Qui parle dans cet épisode ?
Xavier fait l'intro et la conclusion. Michèle fait tout le reste et c'est beaucoup !

Samuel Beckett, Trois dialogues (éditions de Minuit)
Pierre Tal Coat
André Masson
Gilles Deleuze, Critique et clinique (éditions de Minuit)
Henri Bergson, Le Rire

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CEP #12 - Le Procès, de Kafka

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Le Procès
Le roman Der Proceß est paru en 1925, un an après la mort de Franz Kafka, parti à 40 ans. Aujourd’hui, Le Procès est considéré comme l’un des plus grands romans du XXe siècle, un texte important pour l’humanité. Il a marqué les intellectuels, écrivains, philosophes de notre époque, mais aussi quelque chose dans la société même, comme une illusion perdue au sein d’un peuple pour la justice, la politique.

Le texte original est en allemand. Vous en trouverez des adaptations en bande dessinée et des éditions illustrées (l’édition Gallimard illustrée par Götting peut faire un beau cadeau de Noël). La plus célèbre adaptation cinématographique (la seule ?) est celle d’Orson Welles qui en 1962 réalisait un vrai bijou. C’est du Procès peut-être qu’est né dans le langage courant « kafkaïen ». Ce mot, c’est pour dire qu’une situation ou une organisation est absurde, trop compliquée, opaque, etc.

Pourquoi parler du Procès ? A travers l’aventure de Joseph K. ainsi que de la nouvelle de Kafka La Colonie pénitentiaire (1919), nous évoquerons la doctrine du Jugement.

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CEP #11 - Chemins. Où nous mènent-ils ?

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Chemins, où nous mènent-ils ?

L’épisode n’est pas encore enregistré. Vu le travail requis pour faire un bel épisode, il est probable qu’il soit repoussé. D’autant que j’aimerais vraiment des contributions. Songez à tout ce qu’un marcheur, randonneur et autre amateur de promenade pourrait dire ! En ce qui concerne ma partie, le chemin est un lieu littéraire et philosophique. On en trouve dans tous les romans classiques où l’on se promène, chez Balzac et chez Proust notamment.
Demander son chemin me semble être un point d’entrée. Egalement, être en chemin. Pourquoi philosophique ? Le mot méthode vient du grec ancien μέθοδος (methodos). Le chemin, contrairement à la route, n’est pas tout tracé, balisé. Ce n’est pas un lieu safe pour se rendre d’un point A à un point B. Il s’y fait des rencontres, comme sur une route, mais de façon inattendue : on se croit seul sur un chemin.
On ne pourra pas se passer sans doute du poème Chemins qui ne mènent nulle part de Rainer Maria Rilke et des textes de Heidegger intitulés en hommage au poète, il me semble.

Intervenants

C’est le genre de sujet, comme la fuite, où il me semblerait nécessaire et sympathique d’avoir des contributions autres que la mienne. Donc, si vous voulez participez, ne soyez pas timide, contactez le podcast.

Ressources

Chemins qui ne mènent nulle part, de Martin Heidegger (philosophie)
Poésies françaises, dont Chemins qui ne mènent nulle part, de Reiner Maria Rilke (poésie)
Mille chemins, un seul but, de Victor Hugo (poésie)
Les Travailleurs de la mer, de Victor Hugo (roman)
Du côté de chez Swann, de Marcel Proust (roman)
Champ de blé aux corbeaux, de Vincent van Gogh (peinture)
En attendant Godot, de Samuel Beckett
Le Monde en marche ! de Franck Michel (essai)
La Croisée des routes (site web)

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CEP #10 - L'Homme qui rit, de Victor Hugo

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L’Homme qui rit est un roman de Victor Hugo. Vous pouvez vous procurer ce livre en format poche. Familiarisons-nous avec le personnage de Gwynplaine, enfant mutilé par la cruauté de l’homme, ayant sauvé un bébé, future Dea, d’une mort certaine, recueilli par Ursus, étrange philosophe, vivant avec un loup, Homo.

Dans cet épisode, vous écouterez certains passages du roman, pour apprécier à la fois le style Hugo et sa pensée, qui ne font qu’un : interprétation politique et philosophique du texte. L’Homme qui rit est de loin un de mes textes préférés. On le dit baroque. A mon humble avis pas si humble parce qu’on comprend souvent assez mal Victor Hugo en le réduisant à un romancier historico-politique-je-ne-sais-quoi. Non ? L’Homme qui rit est beau. Je veux dire Magnifique. Notamment des plans incroyables de marche en pleine nature. La tempête en mer. L’enfant qui marche dans la neige. Je ne pense pas que d’autres écrivains aient pu en faire autant.

Les descriptions sont importantes en littérature. Ce n’est pas chiant, c’est comme ça. On parlera plus tard, dans un autre épisode, de cet aspect de la lecture, grâce à Balzac et un superbe texte au début de La Recherche de l’absolu. J’en profite pour mettre en évidence une astuce d’écriture de Hugo que je trouve géniale. Une fois qu’on la repérée, on la voit partout :

Ursus était un homme. Homo était un loup.

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CEP #9 - L'autoportrait

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L'autoportrait : Je est un autre

Dans ce neuvième épisode de Comme en passant, parlons ensemble de l’autoportrait.

L'autoportrait

Nous commencerons par une petite histoire de l’autoportrait d’artiste. D’où est venu la pratique de l’autoportrait en peinture ? Il semble que l’autoportrait soit vraiment venu avec le développement de l’industrie/commerce de la miroiterie.

Quelle différence entre un selfie et un autoportrait ? Au-delà d’une pratique narcissique, du miroir-appareil, j’aimerais vous amener sur un autre territoire, celui du Je comme autre, ou du Je vers l’autre. Miroir-appareil, miroir-caméra, mais miroir de soi ou miroir de l’autre, reflet de soi sur les autres ?

Je cite également un passage du Corps utopique de Michel Foucault. Vous avez la vidéo sur la droite du texte intégral lu par le maître.

Les intervenants

Maman nous parle de Rembrandt et de Bernard Boutet de Monvel. Michèle, une amie, lit un autoportrait poétique.

Ressources

La Bible d’Amiens, de John Ruskin ; traduction, notes et préface par Marcel Proust.
Le Corps utopique, de Michel Foucault
Rembrandt

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CEP #8 - L'effraction du réel

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L'effraction du réel.

Dans ce huitième épisode de Comme en passant, on parle de l’effraction du réel à travers des lectures de texte, en les situant dans la chronologie de votre dévoué serviteur.

L'effraction du réel.

Lectures de textes :

Un passage de L’Histoire sans fin de Michael Ende, mais du film
Le début de la Première Méditation des Méditations Métaphysiques de Descartes
Le poème Brise Marine, de Stéphane Mallarmé
Le début de Moby Dick de Melville lu par Karine d’Une fille un podcast
Le début du Prologue de Zarathoustra, extrait d’Ainsi Parlait Zarathoustra de Nietzsche
Un poème extrait d’Un fantôme à Paris, intitulé Le relatif absolu de Xavier Gilbert

Explication

On n’aborde pas le sujet. On ne le traite pas. On évoque l’effraction du réel à partir de textes lus, dans le contexte d’une vie (celle de votre présentateur). Et on parle de la réaction, du poète et du philosophe, face à cette expérience du monde brut.

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CEP #7 - Philosophes à vendre

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Ce septième épisode de Comme en passant est consacré à deux textes satiriques de l’écrivain Lucien de Samosate. Philosophes à vendre et Le Pêcheur ou les ressuscités appartiennent à une trilogie, dont le premier texte s’intitule Double accusation. Ici, nous plantons le décor en présentant Lucien, auteur de l’antiquité, et l’importance de la culture grecque.
Lucien, né en Syrie, alors province romaine, a écrit en grec. Pourquoi ? Alors que sa langue maternelle était le syrien et que l’Empire romain était à son apogée, c’est la culture grecque qui était majoritaire. Le grec était la langue des élites.
Ces deux textes sont des dialogues comiques. Mais ce sont surtout des satires. Expliquons l’objet de la satire : Lucien prétend vouloir caricaturer et démasquer des imposteurs. Qui sont les prétendants à la philosophie ? Pourquoi vendent-ils les philosophes ?

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CEP #6 - La Fuite, un combat

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Sixième épisode de l'émission Comme en passant sur la fuite et son rapport au combat : self-defense et aventures, avec Eric Quequet de l'Académie des arts de combat et Cédric Vilella, professeur de self-defense et globetrotter. Qu'est-ce que fuir vraiment ? Pour le savoir, écoutons Eric Quequet sur la fuite vue par la self-defense : Comment fuir une agression ? Pourquoi l'apprendre ? Cédric Vilella nous raconte ses expéditions autour du monde pour fuir les problèmes, partir "loin de tout". Pour poursuivre votre écoute, rendez-vous sur le site Commeenpassant.fr.