Comme en passant

Comme en passant

Fendez la vague !

Xavier

Comme en passant (CEP) est une émission culturelle audio, diffusée en podcast tous les quinze jours. Au programme : la découverte d'un texte, d'un jeu vidéo ou d'un sujet de réflexion. L'émission est présentée par Xavier et les contributions amicales enrichissent chaque épisode.

Podcast
En cours de lecture

CEP #13 - Do not go. Faites entrer le réel.

cep-s1e13b.mp3

Faites entrer le réel
Tout à commencer dans l’épisode 8 consacré à l’effraction du réel, à travers quelques lectures de textes ou témoignages, plus ou moins intéressants (je me permets de dire ça, dans la mesure où j’étais le seul à parler). Une pensée chemine depuis. Il s’agissait alors d’expliquer, ou de raconter, ou d’indiquer plutôt que le poète, ou l’artiste, ou le philosophe, ou quelqu’un d’autre (le penseur ?) était celui qui voit. Une fois en sa vie, au moins une fois, il a vu quelque chose de trop grand pour lui.

Il y a les textes des écrivains sur leur rapport à l’art (Proust, Balzac, Baudelaire, Hugo…), les textes philosophiques (certains… comme Nietzsche, mais on y touche toujours), les textes des peintres (Paul Cézanne, Vincent van Gogh…) : ces textes font référence à ce réel, au-delà de nos représentations. Bien sûr, on peut approcher le sujet de façon scientifique, ou en avoir l’air (d’un savant) pour expliquer les catégories kantiennes, etc. Mais je ne veux pas faire ça. Moi, je veux, O grande ambition, O terrible arrogance, vous indiquer qu’il existe une expérience de ce réel et qu’on se fout bien de la théoriser.

Pourquoi une effraction ?
J’ai parlé d’une effraction du réel, parce que c’est une illusion de croire que nous voyons le réel quotidiennement. Le monde brut, c’est quoi ? Grosse question, ma gueule. Oh, j’ai osé… pardonnez-moi.

Toute une partie de la philosophie s’est évertuée à décrire nos perceptions, nos affects (et encore…) et figurer l’esprit humain sous la forme d’une boîte ou d’une machine dans laquelle des facultés étaient à l’oeuvre : raison (idées), entendement (concepts), sensibilité (sensations)… Aujourd’hui, il y a les sciences cognitives qui ont la prétention de tout savoir sur notre manière de voir le monde, etc. Je ne me moque pas des sciences cognitives, mais ce n’est pas du tout mon point de vue et je n’ai jamais lu ou vu quelque chose d’assez passionnant et poussé pour m’y intéresser. Si vous voulez me faire changer d’avis, ce podcast est là pour ça.

Alors, notre approche dans cet épisode se doit d’être rigoureuse, mais à ras du sol (et non pas « à raz »). La thèse est simple. Elle vient du fameux préjugé qu’on fuirait dans l’art. On y échapperait à la réalité ou au réel vers ou pour un imaginaire. Ou alors, tel le philosophe peint par Rembrandt, on se fouterait sous l’escalier pour penser, loin de la rue, loin de la salle à manger, loin du monde, comme un dévot. Nous, on pense qu’on fait fuir. On ne fuit pas. On fait fuir quoi ? On fait fuir le réel dans l’oeuvre.

Qui parle dans cet épisode ?
Xavier fait l'intro et la conclusion. Michèle fait tout le reste et c'est beaucoup !

Samuel Beckett, Trois dialogues (éditions de Minuit)
Pierre Tal Coat
André Masson
Gilles Deleuze, Critique et clinique (éditions de Minuit)
Henri Bergson, Le Rire

Podcast
En cours de lecture

CEP #12 - Le Procès, de Kafka

cep-s1e12.mp3

Le Procès
Le roman Der Proceß est paru en 1925, un an après la mort de Franz Kafka, parti à 40 ans. Aujourd’hui, Le Procès est considéré comme l’un des plus grands romans du XXe siècle, un texte important pour l’humanité. Il a marqué les intellectuels, écrivains, philosophes de notre époque, mais aussi quelque chose dans la société même, comme une illusion perdue au sein d’un peuple pour la justice, la politique.

Le texte original est en allemand. Vous en trouverez des adaptations en bande dessinée et des éditions illustrées (l’édition Gallimard illustrée par Götting peut faire un beau cadeau de Noël). La plus célèbre adaptation cinématographique (la seule ?) est celle d’Orson Welles qui en 1962 réalisait un vrai bijou. C’est du Procès peut-être qu’est né dans le langage courant « kafkaïen ». Ce mot, c’est pour dire qu’une situation ou une organisation est absurde, trop compliquée, opaque, etc.

Pourquoi parler du Procès ? A travers l’aventure de Joseph K. ainsi que de la nouvelle de Kafka La Colonie pénitentiaire (1919), nous évoquerons la doctrine du Jugement.

Podcast
En cours de lecture

CEP #11 - Chemins. Où nous mènent-ils ?

cep-s01e11.mp3

Chemins, où nous mènent-ils ?

L’épisode n’est pas encore enregistré. Vu le travail requis pour faire un bel épisode, il est probable qu’il soit repoussé. D’autant que j’aimerais vraiment des contributions. Songez à tout ce qu’un marcheur, randonneur et autre amateur de promenade pourrait dire ! En ce qui concerne ma partie, le chemin est un lieu littéraire et philosophique. On en trouve dans tous les romans classiques où l’on se promène, chez Balzac et chez Proust notamment.
Demander son chemin me semble être un point d’entrée. Egalement, être en chemin. Pourquoi philosophique ? Le mot méthode vient du grec ancien μέθοδος (methodos). Le chemin, contrairement à la route, n’est pas tout tracé, balisé. Ce n’est pas un lieu safe pour se rendre d’un point A à un point B. Il s’y fait des rencontres, comme sur une route, mais de façon inattendue : on se croit seul sur un chemin.
On ne pourra pas se passer sans doute du poème Chemins qui ne mènent nulle part de Rainer Maria Rilke et des textes de Heidegger intitulés en hommage au poète, il me semble.

Intervenants

C’est le genre de sujet, comme la fuite, où il me semblerait nécessaire et sympathique d’avoir des contributions autres que la mienne. Donc, si vous voulez participez, ne soyez pas timide, contactez le podcast.

Ressources

Chemins qui ne mènent nulle part, de Martin Heidegger (philosophie)
Poésies françaises, dont Chemins qui ne mènent nulle part, de Reiner Maria Rilke (poésie)
Mille chemins, un seul but, de Victor Hugo (poésie)
Les Travailleurs de la mer, de Victor Hugo (roman)
Du côté de chez Swann, de Marcel Proust (roman)
Champ de blé aux corbeaux, de Vincent van Gogh (peinture)
En attendant Godot, de Samuel Beckett
Le Monde en marche ! de Franck Michel (essai)
La Croisée des routes (site web)

Podcast
En cours de lecture

CEP #10 - L'Homme qui rit, de Victor Hugo

cep-s01e10.mp3

L’Homme qui rit est un roman de Victor Hugo. Vous pouvez vous procurer ce livre en format poche. Familiarisons-nous avec le personnage de Gwynplaine, enfant mutilé par la cruauté de l’homme, ayant sauvé un bébé, future Dea, d’une mort certaine, recueilli par Ursus, étrange philosophe, vivant avec un loup, Homo.

Dans cet épisode, vous écouterez certains passages du roman, pour apprécier à la fois le style Hugo et sa pensée, qui ne font qu’un : interprétation politique et philosophique du texte. L’Homme qui rit est de loin un de mes textes préférés. On le dit baroque. A mon humble avis pas si humble parce qu’on comprend souvent assez mal Victor Hugo en le réduisant à un romancier historico-politique-je-ne-sais-quoi. Non ? L’Homme qui rit est beau. Je veux dire Magnifique. Notamment des plans incroyables de marche en pleine nature. La tempête en mer. L’enfant qui marche dans la neige. Je ne pense pas que d’autres écrivains aient pu en faire autant.

Les descriptions sont importantes en littérature. Ce n’est pas chiant, c’est comme ça. On parlera plus tard, dans un autre épisode, de cet aspect de la lecture, grâce à Balzac et un superbe texte au début de La Recherche de l’absolu. J’en profite pour mettre en évidence une astuce d’écriture de Hugo que je trouve géniale. Une fois qu’on la repérée, on la voit partout :

Ursus était un homme. Homo était un loup.

Podcast
En cours de lecture

CEP #9 - L'autoportrait

cep-s01e09.mp3

L'autoportrait : Je est un autre

Dans ce neuvième épisode de Comme en passant, parlons ensemble de l’autoportrait.

L'autoportrait

Nous commencerons par une petite histoire de l’autoportrait d’artiste. D’où est venu la pratique de l’autoportrait en peinture ? Il semble que l’autoportrait soit vraiment venu avec le développement de l’industrie/commerce de la miroiterie.

Quelle différence entre un selfie et un autoportrait ? Au-delà d’une pratique narcissique, du miroir-appareil, j’aimerais vous amener sur un autre territoire, celui du Je comme autre, ou du Je vers l’autre. Miroir-appareil, miroir-caméra, mais miroir de soi ou miroir de l’autre, reflet de soi sur les autres ?

Je cite également un passage du Corps utopique de Michel Foucault. Vous avez la vidéo sur la droite du texte intégral lu par le maître.

Les intervenants

Maman nous parle de Rembrandt et de Bernard Boutet de Monvel. Michèle, une amie, lit un autoportrait poétique.

Ressources

La Bible d’Amiens, de John Ruskin ; traduction, notes et préface par Marcel Proust.
Le Corps utopique, de Michel Foucault
Rembrandt

Podcast
En cours de lecture

CEP #8 - L'effraction du réel

cep-s01e08.mp3

L'effraction du réel.

Dans ce huitième épisode de Comme en passant, on parle de l’effraction du réel à travers des lectures de texte, en les situant dans la chronologie de votre dévoué serviteur.

L'effraction du réel.

Lectures de textes :

Un passage de L’Histoire sans fin de Michael Ende, mais du film
Le début de la Première Méditation des Méditations Métaphysiques de Descartes
Le poème Brise Marine, de Stéphane Mallarmé
Le début de Moby Dick de Melville lu par Karine d’Une fille un podcast
Le début du Prologue de Zarathoustra, extrait d’Ainsi Parlait Zarathoustra de Nietzsche
Un poème extrait d’Un fantôme à Paris, intitulé Le relatif absolu de Xavier Gilbert

Explication

On n’aborde pas le sujet. On ne le traite pas. On évoque l’effraction du réel à partir de textes lus, dans le contexte d’une vie (celle de votre présentateur). Et on parle de la réaction, du poète et du philosophe, face à cette expérience du monde brut.

Podcast
En cours de lecture

CEP #7 - Philosophes à vendre

cep-s01e07.mp3

Ce septième épisode de Comme en passant est consacré à deux textes satiriques de l’écrivain Lucien de Samosate. Philosophes à vendre et Le Pêcheur ou les ressuscités appartiennent à une trilogie, dont le premier texte s’intitule Double accusation. Ici, nous plantons le décor en présentant Lucien, auteur de l’antiquité, et l’importance de la culture grecque.
Lucien, né en Syrie, alors province romaine, a écrit en grec. Pourquoi ? Alors que sa langue maternelle était le syrien et que l’Empire romain était à son apogée, c’est la culture grecque qui était majoritaire. Le grec était la langue des élites.
Ces deux textes sont des dialogues comiques. Mais ce sont surtout des satires. Expliquons l’objet de la satire : Lucien prétend vouloir caricaturer et démasquer des imposteurs. Qui sont les prétendants à la philosophie ? Pourquoi vendent-ils les philosophes ?

Podcast
En cours de lecture

CEP #6 - La Fuite, un combat

cep-s01e06.mp3

Sixième épisode de l'émission Comme en passant sur la fuite et son rapport au combat : self-defense et aventures, avec Eric Quequet de l'Académie des arts de combat et Cédric Vilella, professeur de self-defense et globetrotter. Qu'est-ce que fuir vraiment ? Pour le savoir, écoutons Eric Quequet sur la fuite vue par la self-defense : Comment fuir une agression ? Pourquoi l'apprendre ? Cédric Vilella nous raconte ses expéditions autour du monde pour fuir les problèmes, partir "loin de tout". Pour poursuivre votre écoute, rendez-vous sur le site Commeenpassant.fr.

Podcast
En cours de lecture

CEP #5 - Cap sur la fuite

cep-s01e05.mp3

Elle est le "plic ploc" dans la salle de bain, les boursouflures sur un plafond, une acte désespéré ou plein d'espoir, une dérobade, un mouvement de foule, un flux de données... La fuite se manifeste en bien des formes, simples ou complexes. David Moscovici, l'invité de ce cinquième épisode de Comme en passant, nous explique trois sens de la fuite. La fuite de la mort, à travers le récit du seul évadé du camp d'Auschwitz, la dérobade des collaborateurs du régime de Vichy et de l'occupant allemand, ainsi que la fuite dans le lieu-temps de la nuit.
Xavier, animateur de l'émission, tente de faire le lien, de désosser ces récits de fuite pour esquisser un concept de fuite, si cela est possible.
Bonne écoute !

Podcast
En cours de lecture

CEP #4 - Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère...

cep-s01e04.mp3

Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère...

Le quatrième numéro de Comme en passant (CEP) est consacré à un document publié en 1973 concernant un cas de parricide au XIXe siècle. Il s'agit de Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... qui a fait l'objet d'un travail de recherche impressionnant dans le cadre d'un séminaire mené au Collège de France.

Résumé de l'épisode

Le cas Rivière, plus qu'une affaire criminelle du XIXe siècle, n'est pas le plus célèbre, mais est riche en plusieurs points, et pas seulement sur le plan historique. Ce parricide, qui met un cause d'un jeune paysan normand de 20 ans en 1835, n'est pas un cas unique dans l'histoire en tant que parricide. A cette période de notre histoire, beaucoup de parricides, de crimes de sang effroyables.
L'intérêt présenté ici est multiple. D'abord, le texte de Rivière, le mémoire dans lequel il explique son geste, est stupéfiant. Ensuite, le document produit par Michel Foucault et d'autres auteurs est riche en analyses et de documents. Ainsi, nous pouvons apprécier cette histoire sur le plan de l'évolution juridique, du récit (de la presse notamment), de l'histoire (la période de l'après-Révolution)...

Ressources complémentaires

Retrouvez des vidéos et documents complémentaires à ce numéro dans le billet du blog CEP.

Podcast
En cours de lecture

CEP #3 - GTA IV, la balade des atypiques

cep-s01e03.mp3

GTA IV, la balade des atypiques

Plutôt que d’écraser les passants ou de s’intéresser au scénario en tant que tel, le joueur de Grand Theft Auto IV est invité, par la ville Liberty City, ses chuchotements, son ambiance et ses rencontres, à dénicher les supercheries. Ni dieu, ni maître, mais des stars !

Résumé de l'épisode

Dans ce 3e numéro de Comme en passant (CEP), je vous lis un petit texte pendant 5 minutes top chrono pour mettre en avant, dans le 4e opus de la série des GTA, les aspects sociaux et quasi-poétiques.

Podcast
En cours de lecture

CEP #2 - Moby Dick comme image de la pensée

cep-s01e02.mp3

Moby Dick comme image de la pensée

Voici le 2e épisode de Comme en passant ! Ce numéro est consacré à Moby Dick, le roman de Melville. En moins de 30 minutes, découvrez, une présentation du texte et de son influence dans la culture populaire et un point de vue sur cette oeuvre magistrale.

Résumé de l'épisode

Première partie : Moby Dick a influencé la culture populaire, tant dans ses adaptations cinématographiques que dans des médias plus improbables, quant au roman original, comme le manga. Moby Dick, la grosse baleine blanche, au mieux le monstre légendaire, a marqué de nombreux auteurs de BD, films, musiques, etc.
Seconde partie : Présentation de Moby Dick, le roman de Melville. Que raconte le roman ? Simplement une aventure ?
Troisième partie : Melville a écrit un roman brillant en plusieurs points, mais mon point de vue ici sera de vous montrer que Moby Dick est une image de la pensée.

Podcast
En cours de lecture

CEP #1 - Le Bal de Sceaux de Balzac

cep-s01e01.mp3

Le Bal de Sceaux de Balzac

Le premier numéro de Comme en passant (CEP) est consacré au Bal de Sceaux, roman d’Honoré de Balzac. En 30 minutes environ, je vous propose une présentation rapide du texte et pourquoi il m’a marqué. J’espère vous donner envie de le lire !

Résumé de l'épisode

Pendant ma lecture d'un certain nombre de textes de Balzac, une chose parmi d'autres m'aura beaucoup intéressé. Il n'est pas impossible que je raconte n'importe quoi, bien sûr ! Pas d'analyse littéraire ici, mais une notion, qui semble chère à l'écrivain, que je souhaite mettre en valeur. Il s'agit de la notion de noblesse, présente dans ce roman, mais aussi dans d'autres textes de Balzac.
Le personnage principal du Bal de Sceaux s'appelle Emilie de Fontaine. On la retrouvera dans d'autres textes de la Comédie humaine, mais on s'intéressera uniquement à ce qu'elle fait dans le Bal de Sceaux. Elle incarne selon moi la belle notion de noblesse de Balzac.

Plus sur le blog CEP

J'essaie d'écrire un billet sur chaque numéro de CEP pour ceux qui veulent aller plus loin. Vous y retrouverez des liens, des vidéos, etc. pour compléter votre écoute du podcast audio. Et, c'est aussi l'idée, vous pouvez faire vos retours, remarques, etc. sur Commeenpassant.fr.