L’Homme qui rit est un roman de Victor Hugo. Vous pouvez vous procurer ce livre en format poche. Familiarisons-nous avec le personnage de Gwynplaine, enfant mutilé par la cruauté de l’homme, ayant sauvé un bébé, future Dea, d’une mort certaine, recueilli par Ursus, étrange philosophe, vivant avec un loup, Homo.

Dans cet épisode, vous écouterez certains passages du roman, pour apprécier à la fois le style Hugo et sa pensée, qui ne font qu’un : interprétation politique et philosophique du texte. L’Homme qui rit est de loin un de mes textes préférés. On le dit baroque. A mon humble avis pas si humble parce qu’on comprend souvent assez mal Victor Hugo en le réduisant à un romancier historico-politique-je-ne-sais-quoi. Non ? L’Homme qui rit est beau. Je veux dire Magnifique. Notamment des plans incroyables de marche en pleine nature. La tempête en mer. L’enfant qui marche dans la neige. Je ne pense pas que d’autres écrivains aient pu en faire autant.

Les descriptions sont importantes en littérature. Ce n’est pas chiant, c’est comme ça. On parlera plus tard, dans un autre épisode, de cet aspect de la lecture, grâce à Balzac et un superbe texte au début de La Recherche de l’absolu. J’en profite pour mettre en évidence une astuce d’écriture de Hugo que je trouve géniale. Une fois qu’on la repérée, on la voit partout :

Ursus était un homme. Homo était un loup.